Numérique et formation des enseignants de langue

couvertureL’ouvrage collectif intitulé Numérique et formation des enseignants de langue. Pistes et imaginaires que j’ai coordonné avec T. Gaillat et L. Puren en collaboration avec C. Raynal-Astier vient de paraître aux Editions des archives contemporaines.

Références:
Ollivier, C., Gaillat, T. et Puren, L. en collaboration avec Raynal-Astier, C. (dir.). (2016). Numérique et formation des enseignants de langue. Pistes et imaginaires. Paris : Archives contemporaines.

Présentation de la 4ème de couverture:
Alors que les technologies de l’information et de la communication modifient nos façons d’être au monde, de le percevoir et de le vivre, leur intégration dans le monde de l’éducation tarde à se mettre en place malgré les nombreux discours incitatifs.

Cet ouvrage collectif, réunissant des contributions venues d’horizons épistémologiques divers, explore des imaginaires liés au numérique dans la formation des enseignants de langue et ouvre des pistes variées pour une intégration des technologies dans les pratiques d’enseignement-apprentissage.

L’ouvrage contient les contributions suivantes:

  • Introduction. Imaginaires et pistes pour l’utilisation du numérique
    Christian Ollivier
  • La pratique réflexive, une dimension centrale dans la formation des enseignants à l’intégration du numérique dans l’éducation
    Thierry Soubrié
  • Internet et ouverture sur le monde – un mouvement à sens unique
    Christian Ollivier et Laurent Puren
  • Le numérique dans l’enseignement-apprentissage des langues : trois acteurs culturels à ne pas négliger
    Marie-Noëlle Lamy
  • De quelques impensés dans le distanciel formatif : « distance », « in- teraction », « contextualisation »
    Isabelle Pierozak, Véronique Castellotti et Didier de Robillard
  • Absence physique / présence symbolique : didactique et accompa- gnement en formation à distance d’enseignants de FLE
    Cécile Goï

Le livre sur Google Books (extraits)

Gestion du pouvoir dans la co-construction de savoirs

Nouvel article publié dans la revue Distance et médiation des savoirs sur l’utilisation des commentaires pour la gestion du pouvoir dans des documents partagés de Google utilisés pour une tâche de co-construction de savoirs.

Références et lien vers le texte complet:

Christian Ollivier, 2016, « Gestion du pouvoir dans la co-construction de savoirs  », Distances et médiations des savoirs, 15 | 2016, http://dms.revues.org/1558, DOI : 10.4000/dms.1558

Résumé:

La recherche s’est largement intéressée à la co-élaboration de documents textuels médiée par les technologies, faisant ressortir les avantages et les limites de l’écriture collaborative en ligne. Parmi ces dernières, on voit de façon récurrente les chercheurs évoquer la gestion des faces et la réticence à modifier les contributions des pairs. Plusieurs chercheurs mettent alors en avant la nécessité d’inclure dans les technologies permettant la co-écriture une fonction d’interaction. Nous nous intéressons, dans cet article, à l’utilisation de Google Docs et plus précisément au rôle des « contributions péritextuelles contextualisées » (commentaires pouvant prendre la forme d’échanges) dans la gestion de la dimension sociale et des processus de pouvoir qui sont en œuvre dans la co-élaboration d’objets de savoir dans un cours universitaire à distance. Une analyse quantitative et discursive des interventions des étudiants permet de mieux comprendre la gestion de l’occupation des espaces de parole, les phénomènes d’habilitation et d’autorité et les mécanismes visant à réduire la mise en péril des faces.

Vers une approche sociocritique du numérique en éducation : questions de pouvoir

Conférence donnée dans le cadre des séminaires du laboratoire LPL (Aix-Marseille université), 22 novembre 2016.

Résumé
L’émergence du numérique est liée à des imaginaires (Musso, 2009) qui font que, selon les positions adoptées, ces technologies sont considérées comme « miracles ou frayeurs » (Scardigli, 1989, p. 31). Le discours officiel sur le numérique en éducation, et tout spécifiquement en didactique des langues, reste encore souvent prophétique et injonctif appelant à profiter des potentiels de la technologie (Commision européenne, 2013 ; OCDE, 2015).
Dans cette intervention en contrepoint au discours prophétique, nous présenterons une réflexion sur l’intérêt de se tourner vers « ce qui a trait à l’activité des sujets plutôt que de se focaliser sur les prouesses supposées des technologies » (Guichon, 2012). Nous poserons ainsi quelques-uns des fondements d’une approche sociocritique de l’utilisation du numérique en éducation telle qu’elle est en train de se structurer actuellement au sein du groupe de chercheurs Kairos. En référence aux travaux de l’École de Francfort et des théories techno-critiques (Feenberg, 1991, 1992 ; Horkheimer, 1937 ; Markuse & Horkheimer, 1937), nous ouvrirons des perspectives sur des espaces de recherche émergents qui mettent au cœur de leurs préoccupations l’humain et les relations sociales de pouvoir et de domination et montrerons des implications en didactique des langues.

Interkomprehensionskompetenz(en)…

Un article signé par Margareta Strasser et moi-même vient de paraitre dans un ouvrage sur le plurilinguisme et l’interculturalité, il traite des compétences d’intercompréhension.


Cover Sprachen und Kulturen_Rahmen.jpgRésumé
Ce texte présente une action de recherche dont l’objectif était de faire émerger dans le discours des chercheurs en intercompréhension les compétences que ces spécialistes considèrent comme spécifiques. Le corpus est constitué des réponses de 33 intercompréhensionistes à un questionnaire et de 112 définitions de l’intercompréhension publiées entre 1993 et 2012. L’étude des données met à jour les différences existant en fonction des conceptions des chercheurs, selon qu’ils considèrent l’intercompréhension dans sa dimension réceptive ou interactive. Nous comparons également les résultats avec des modèles de description de compétences préalablement développés et formulons sur la base de nos analyses des pistes pour la mise en œuvre d’une didactique de l’intercompréhension.

Référence de l’ouvrage
Rückl, M. (dir.), Sprachen und Kulturen vermitteln und vernetzen (p. 112‑126). Münster : Waxmann. Disponible en ligne: https://www.waxmann.com/fileadmin/media/zusatztexte/3506Volltext.pdf.

Référence de l’article
Ollivier, C. et Strasser, M. (2016). Interkomprehensionskompetenz(en): Versuch einer Eingrenzung als Grundlage für die Umsetzung im Sprachunterricht. Dans M. Rückl (dir.), Sprachen und Kulturen vermitteln und vernetzen (p. 112‑126). Münster : Waxmann.